Union syndicale Solidaires

Pour mettre en œuvre ses politiques antisociales, le gouvernement a besoin d’argent. De beaucoup d’argent. Et comme il lui est insupportable d’augmenter les impôts des plus riches après s’être engagé à les baisser voire, comme l’ISF, les faire disparaître, c’est la traque à la cagnotte. Plutôt que de s’attaquer à la fraude fiscale et aux paradis fiscaux, le gouvernement choisit la facilité en puisant dans les caisses sociales. Quoi de plus facile en effet, d’autant que certaines caisses affichent de soi-disant excédents ! Et que depuis bien longtemps c’est une véritable étatisation de la protection sociale qui se met en place, notamment par le remplacement de la cotisation sociale par l’impôt et par la gestion de la Sécu par le Parlement et le Gouvernement. Bref, l’État se sent de plus en plus comme chez lui. Presque les mains libres.

Rappelons que la protection sociale de même que les autres dispositifs d’aide sociale devraient servir prioritairement aux populations les plus fragiles dont ils sont, pour beaucoup, un filet de sécurité. Ils servent en effet à prendre en charge les risques sociaux que constituent entre autres la maladie, la vieillesse ou encore le chômage. Pas à financer le budget de l’État et les politiques libérales de Macron pour qui la froide logique financière au service des plus riches sert d’unique boussole politique.

Revue de détail des derniers méfaits de la Macronie :

Les caisses de sécurité sociale et les organismes participant à la protection sociale ne sont pas la tirelire de l’État dans lequel celui-ci pourrait puiser pour financer ses politiques et son refus obstiné d’augmenter les impôts. Et ce n’est pas parce qu’il s’est installé maitre à bord des caisses sociales que cela l’autorise pour autant à disposer de ces fonds ! C’est en réalité à un nouveau « ruissellement » vers le haut auquel nous assistons : les cotisations sociales payées par les salarié-es servent de moins en moins à financer les politiques sociales et de redistribution et toujours plus à compenser les cadeaux fiscaux énormes faits aux plus riches. Cadeaux qui provoquent des déficits publics prétexte à la casse ensuite des services publics et des politiques sociales.

A l’opposé, l’Union syndicale Solidaires revendique :

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