À l’heure où les politiques gouvernementales accentuent la remise en cause de notre modèle de protection sociale, la Protection Sociale Complémentaire (PSC) est malheureusement devenue indispensable pour permettre aux agent.e.s et à leur famille d’avoir accès aux soins et de se protéger des aléas de la vie. Tout en revendiquant une couverture totale par la sécurité sociale, les organisations syndicales CGT-SUD-FSU-UNSA-CFTC du ministère de la Culture ont assumé la nécessité de négocier un accord ministériel déclinant un dispositif mis en place pour toute la Fonction publique d’État.

Elles se félicitent de l’aboutissement de cette négociation puisqu’elles ont réussi à obtenir des avancées significatives non seulement au niveau ministériel mais aussi pour tous les agents de la Fonction publique d’État. Cela a été rendu possible par un travail mené dans l’unité, fondamental pour la signature d’un accord majoritaire. Les débats ont été animés et constructifs. Il est évident que les enjeux de cet accord majeur et historique pour les agents du ministère de la Culture sont si importants que toutes les parties (vos représentant·e·s et l’administration, accompagnée de son conseil Riskeo) ont tenté de dépasser le cadre souvent trop rigide et parfois injuste socialement, imposé par la Fonction Publique et son décret d’application pour que ce projet soit une amélioration de la qualité de vie des agent.e.s de la Culture et leurs proches. C’est ainsi que les négociations Culture sont à l’origine du déblocage au niveau de la Fonction Publique des négociations sur la prévoyance et de la modification du décret qui amenait en l’état à une sur-cotisation pour les enfants de moins de 21 ans.

Le cadre général fixé par les 2 accords interministériels :

Apport de l’accord ministériel Culture :

Alors bien sûr, cet accord n’est pas encore parfait, mais nous nous engageons à l’améliorer lors des travaux communs de suivi de la CPPS (commission paritaire de pilotage et de suivi). Cette nouvelle instance sera chargée de contrôler le régime et sera consultée sur les évolutions de tarifs pour équilibrer le régime et en fonction de l’inflation, des lois de financement de la sécurité sociale ou de rééquilibrages en matière de solidarité.

Aussi, nous continuerons à porter les revendications suivantes au sein de la commission de suivi de l’accord:

Pour autant, nous continuerons à revendiquer la gestion intégrale des dépenses de santé par la sécurité sociale !

Paris, le 19 avril 2024

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