Une réforme précipitée et sans réelle concertation qui va désorganiser les services, fragiliser les agents et compliquer inutilement l’accueil des visiteurs.

Durant le printemps 2025, la direction de l’établissement veut instaurer une tarification dite « évolutive » qui affectera les 8 sites suivants : L’Arc de Triomphe, la Sainte-Chapelle, le Panthéon, l’Abbaye du Mont Saint-Michel, le Château comtal et remparts de Carcassonne, le Château d’Azay-le-Rideau, les tours et remparts d’Aigues-Mortes et le Château d’Angers.

Ce dispositif prévoit des prix variables du droit d’entrée en fonction d’une saisonnalité de visite avec des augmentations en périodes dites de « haute saison » et une tarification moindre durant certains jours dits “Black Wednesday” ou en « ailes de journée » selon les monuments. Il introduit également une différenciation tarifaire entre les achats en ligne et ceux effectués en caisse puisqu’ils seront majorés d’un euro.

Une réforme déconnectée des réalités du terrain

Les administrateurs et les personnels dans les monuments, directement concernés par cette réforme, n’ont jamais été réellement consultés, alors qu’ils seront en première ligne face aux visiteurs et partenaires.

Une hausse tarifaire brutale sans précédent !

Ainsi ces augmentations cumulées depuis 2024, dans certains cas pourront quasiment atteindre les 40%

Plusieurs problèmes majeurs sont à signaler :

Un moratoire immédiat et une concertation réelle sont indispensables

Cette réforme, improvisée et imposée sans réel dialogue et anticipation met en péril l’accueil du public et les conditions de travail des agents. Un changement d’une telle envergure ne peut être appliqué sans une réflexion approfondie et une prise en compte des réalités du terrain.

L’abandon immédiat de cette réforme est crucial en faveur d’un dialogue constructif avec les organisations syndicales, les administrateurs et les équipes des monuments concernés.

L’intersyndicale CGT CMN, CFDT CMN & SUD Culture CMN

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