Nous apportons un soutien total aux équipes engagées sur la Plaine de Saint-Péray/Cornas (07). Travailler sous invectives, avec des intrusions impliquant violences, harcèlement et intimidations, dans un contexte nécessitant des escortes policières n’est pas la norme : c’est un danger.

Le sauvetage de la donnée archéologique est le devoir des archéologues, comme celui du pompier est d’éteindre les feux, celui de l’urgentiste de sauver des vies. Mais les archéologues ne doivent pas être exposés à des situations d’insécurité dans l’exercice de leur mission !

Nous soutiendrons toutes les équipes qui décideront collectivement de cesser le travail quand la présence des forces de l’ordre ou de militant.e.s sur un chantier empêchera la poursuite des recherches en sécurité et dans la sérénité.

Nous soutiendrons chaque retrait, chaque arrêt, chaque alerte transmise et saisirons l’Inspection du travail et les médias en cas de pressions ou représailles.

Nous garantissons qu’aucun chantage ne pourra être fait impunément par les employeurs sur les archéologues, précaires ou titulaires, qui exerceront leur droit de retrait.

Nous veillerons également à ce qu’aucun chantier de construction ne soit engagé en force par des décideurs politiques s’affranchissant des lois tant que les recherches d’archéologie préventive n’auront pas été menées à leur terme en toute sécurité.

Communiqué CGT SGPA Archéologie, CNT-CCS Archéologie, SUD Culture Solidaires, Groupe archéo en lutte Rhône-Alpes

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