Lutter contre l’externalisation : l’exemple des musées. Table-ronde le 7 avril
Agents d’accueil, de surveillance, de médiation… Depuis plusieurs années, des salarié·es du secteur culturel se mobilisent contre leurs conditions de travail dégradées. Ces salarié·es ont en commun de travailler pour des sous-traitants dans les établissements culturels.
Musea, Marianne International, City One, Pénélope, Magma Cultura, Des Mots et des arts, Pont des Arts… Toutes les missions caractéristiques d’un musée sont sous-traitées à ces entreprises, dont l’unique but est le profit financier !
En plus de précariser les agent·es, les musées et les sous-traitants sont souvent dans l’illégalité. Il n’est plus question d’aller chercher une compétence particulière à l’extérieur, mais simplement de mettre à disposition des salarié·es sur une mission centrale : l’accueil du public.
Cette situation relève d’un délit : celui de prêt de main d’œuvre illicite.
Depuis 2024, les syndicats Sud Culture, Sud PTT et Solidaires ont déposé 6 plaintes pour dénoncer un prêt de main d’œuvre illicite.
Ces plaintes visent 6 musées : le Louvre, le Mucem, la Bourse de Commerce, le Palais de la Porte dorée, la Maison de la radio et le Muséum d’Histoire naturelle et 3 prestataires : Musea, Marianne International et Pénélope.
L’OCLTl (Office central de lutte contre le travail illégal) et l’inspection du travail ont été saisis pour enquêter. Les auditions sont toujours en cours.
Le 7 avril, les travailleur·euses et les avocat·es seront là pour expliquer ce combat : quelles sont les conséquences concrètes de l’externalisation sur leur travail, et comment la voie judiciaire peut être un outil de la lutte.
Pour rendre le pouvoir aux travallleur·euses, et pour que ces pratiques cessent.
Faites tourner autour de vous, soyons nombreux·euses !
Lutter contre l’externalisation : l’exemple des musées
Table-ronde le 7 avril à 19h
Solidaires – 51 rue de la Grange aux belles, 75010 Paris
