Union syndicale Solidaires

Gabriel Attal vient d’annoncer une nouvelle réforme de l’assurance chômage. Comme les 2 précédentes, elle va toujours dans le même sens : moins de droits et d’indemnités pour les chômeur-ses. Alors qu’à peine un tiers d’entre elles et eux sont actuellement indemnisé-es, le gouvernement Attal ose prétendre agir ainsi pour l’emploi en luttant contre l’« assistanat ». Le but : parvenir à imposer l’équivalent des lois Hartz allemandes de 2003/2004 obligeant les privé-es d’emploi à accepter n’importe quoi à n’importe quel salaire (pourquoi pas des jobs à 1 euro?), lois qui ont conduit à une explosion de la précarité et de la misère outre rhin, comme ce qui s’est également passé en Angleterre.

Alors que le comité d’évaluation de la réforme de 2019, pourtant tout acquis à la cause du gouvernement, a déclaré qu’aucun emploi stable n’avait été créé par sa réforme, celui-ci va :

Contre l’avis même de ses propres services, le gouvernement s’apprête donc à voler à compter du 1er décembre dans les poches des travailleur-ses près de 4 milliards d’euros, faisant plonger dans la misère plusieurs centaines de milliers des plus fragiles d’entre eux et elles.

Pendant ce temps là, toujours aucune conditionnalité des aides publiques distribuées à profusion aux entreprises qui ne créent pas d’emploi. Tout juste le gouvernement veut-il examiner l’”opportunité d’étendre” le dispositif de bonus malus pour les contrats courts, déjà largement raboté par le Medef et auquel ce dernier est fermement opposé. Il n’y a donc rien à attendre de cette maigre contrepartie qui n’est qu’un enfumage de plus.

Pour que ce braquage contre nos droits et moyens de subsistance cesse, il nous faut porter le combat dans l’unité la plus large, ne lâchons rien !

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