UNEDIC : L’urgence est là. Agissons !

La lutte sur l’assurance chômage est en cours, on ne le sait que trop peu. Elle nous concerne tou-tes.

L’Union syndicale Solidaires se positionne sur cette question mais l’implication de l’ensemble des militant-es doit augmenter. L’assurance chômage n’est pas un enjeu qui concerne les seul-es chômeurs/ses de longue durée. S’il faut continuer à lutter aux côtés des mouvements de chômeurs/ses, intérimaires, intermittent-es, précaires, c’est parce que cette lutte est la nôtre.

Un nouvel accord Unédic est en passe d’être agréé par le ministre du travail. Une nouvelle fois le gouvernement veut se cacher derrière un prétendu respect des « partenaires sociaux » pour laisser la loi du Medef s’imposer. Nous devons nous opposer à cette politique de régression sociale. Partout en Europe les réformes tendent à créer toujours plus de travailleurs/ses pauvres. Nous sommes nombreux/ses à n’en plus pouvoir de cet engrenage libéral antisocial. Il est urgent de faire entendre notre refus et d’agréger nos légitimes colères pour renverser cette politique.

Les médias et le gouvernement tentent de réduire cette lutte à celle des intermittent-es du spectacle, c’est-à-dire une extravagance sympathique puisqu’elle vient d’« artistes ». Oui, nous utilisons des moyens spectaculaires, mais c’est pour nous faire entendre toutes et tous et pour combattre la désinformation.

Des convergences commencent à se créer. Elles nous donnent de l’énergie. Elles doivent s’amplifier.Salarié-es du public ou du privé, chômeurs/ses, RSAstes, étudiant-es, retraité-es, avec ou sans papiers, bloquons ensemble cette machine avant d’être tou-tes trop précarisé-es pour avoir des forces à unir.

Si nous laissons les droits au chômage se dégrader, ce sont toutes nos luttes qui seront sans cesse plus difficiles à mener : plus nos droits se réduisent et plus la pression des employeurs est grande, plus le chantage au chômage ou l’incitation à sortir du salariat (notamment par le statut d’autoentrepreneur) mettent en danger nos moyens de lutte. C’est l’exacerbation de la concurrence entre les travailleurs/ses qui fait progresser l’extrême droite, dans les urnes et dans les têtes.

Il reste moins d’un mois avant l’échéance de l’agrément. La lutte n’est pas perdue.

Et au delà de l’agrément, c’est une lutte contre la précarisation que nous devons mener. L’Union syndicale Solidaires doit continuer à construire un discours qui tienne compte des mutations du travail et de l’emploi. L’ensemble des syndicats et des fédérations qui la composent doit se saisir de la problématique de la précarisation, faire entendre la centralité de cette problématique.

Il reste moins d’un mois avant l’échéance de l’agrément. Nous devons considérer ce délais comme une opportunité à saisir. Nous pouvons toutes et tous participer aux actions menées partout en France. Nous avons de très bonnes raisons, en tant que syndicalistes, travailleurs/ses, membres d’association, pour refuser l’état des choses, donc pour qu’un mouvement général se lance. N’attendons pas la prochaine manifestation pour nous attrister du manque de mobilisation et de perspectives. La coordination nationale des précaires, chômeurs, intermittents, intérimaires organise des actions nationales. Des Solidaires participent à cette coordination nationale dans de nombreuses villes. Tous les Solidaires doivent participer à créer de réels blocages. Le désir existe. L’urgence est là. Agissons !

Dunkerque le 5 juin 2014

Non à l’agrément de l’accord UNEDIC

2014 05 26 OS Ministère du travail – non à l’agrément de l’unedic« Nous, organisations syndicales du ministère du travail, demandons que l’accord UNEDIC signé la nuit du 22 mars 2014 ne soit pas validé par agrément de notre ministère.

(…)

Nous manifestons notre pleine et entière solidarité au mouvement de mobilisation des précaires, intérimaires, intermittents, chômeurs contre l’agrément de l’accord UNEDIC, qui pour nous fait écho à la lutte que nous menons pour défendre nos missions de service public, au services des travailleurs, à l’inspection du travail et dans le champ des politiques emploi. »

Un an après la mort de Clément, assassiné par des fascistes : plus que jamais, combattons l’extrême droite !

Appel SUD Culture Solidaires

Il y a un an, le 5 juin 2013, notre camarade de Solidaires Etudiant-e-s, Clément Méric, était tué par des membres d’un groupuscule d’extrême-droite. Ce meurtre est le point culminant d’une série d’agressions racistes, sexistes, homophobes, contre les organisations syndicales et le mouvement social commises par différents groupes d’extrême-droite.

Depuis un an, l’extrême-droite a continué sa propagande haineuse, essayant de diviser les salarié-e-s au profit des patrons, tout en multipliant les provocations. Dans le même temps, le FN a profité de la politique d’austérité du gouvernement PS dans la suite de celle du précédent gouvernement de droite pour engranger des succès électoraux.

Aujourd’hui, il est nécessaire de prendre la rue et de continuer la mobilisation face à l’extrême-droite, dans nos quartiers, dans nos entreprises et établissements.

Pour cela, le samedi 7 juin, participons massivement aux manifestations contre l’extrême-droite et en hommage à notre camarade Clément.

Vous trouverez [ci-joint] l’appel unitaire à la manifestation parisienne ce jour là, à 14h, place de la Bastille, ainsi que [ci-dessous] l’appel national intersyndical.

Cette mobilisation contre l’extrême-droite a lieu partout dans l’hexagone. Vous trouverez donc ci-dessous la liste des rendez-vous dont nous avons eu connaissance.

Diffusez largement cet appel et participer le plus possible à ces manifestations.
Face à l’extrême-droite, combat social !


Appel Intersyndical

Un an après la mort de Clément, assassiné par des fascistes : plus que jamais, combattons l’extrême droite !

Le 5 juin 2013, Clément était tué par des militants d’extrême droite.

Son cas devenu emblématique n’est pourtant pas isolé. Nombreuses sont celles et ceux qui doivent affronter les oppressions.

Elles prennent des formes multiples (violences policières, expulsions, stigmatisations, islamophobie, lois racistes, remise en cause du droit à l’IVG…). Les récents scores électoraux du Front National ne sont pas là pour nous rassurer.
C’est pour cela que nous croyons que la mémoire de Clément n’appartient à personne, mais vit dans le combat de toutes celles et ceux qui s’opposent, à hauteur de leurs moyens, à ces oppressions.

Nous appelons donc à continuer la lutte, en mémoire de Clément et pour toutes les victimes du fascisme, des racismes, du sexisme, de l’homophobie, en participant à la manifestation qui se tiendra un an après sa mort le 7 juin 2014.


Communiqué syndical unitaire

Les organisations CGT, FSU, Solidaires, la FIDL, l’UNL et l’UNEF, animées par des valeurs humanistes et de solidarité entre les peuples, ont engagé unitairement un travail de lutte contre les idées d’extrême depuis plusieurs mois afin de faire reculer chaque jour les idées de haine, d’exclusion et de racisme, au travail et dans la société.
Il y a un an un jeune militant syndicaliste, résolument engagé dans la lutte antiraciste, était assassiné sous les coups de militants d’extrême droite.
La CGT, FSU, Solidaires, la FIDL, l’UNL et l’UNEF appellent tous ceux et toutes celles qui se sont indignés par l’agression et le meurtre de Clément Méric il y a un an, à participer aux rassemblements et initiatives organisés partout sur le territoire à l’occasion de l’anniversaire de sa mort qui se dérouleront le 7 juin prochain partout en France.



Manifestations – Liste des rendez-vous :

 Angers : samedi 7 juin – 15h – Place Louis Imbach

 Besançon : jeudi 5 juin– 18h30 – place du 8 septembre

 Bollène : jeudi 5 juin – 18h – devant la maison des Communistes

 Bordeaux : jeudi 5 juin – 18h30 – place Jean Moulin

 Clermont Ferrand : samedi 7 juin – 14h – Place de la Victoire

 La Roche-sur-Yon : vendredi 6 juin – 18h30 – Place de la Vendée

 Lille : jeudi 5 juin – 18h – Halles du Marché de Wazemmes

 Lisieux : samedi 7 juin – 14h – Jardin public

 Montpellier : samedi 7 juin – 20h30 – Place la Prefecture

 Orléans : jeudi 5 juin – 18h – Place d’Arc

 Paris : samedi 7 juin – 14h – Place de la Bastille

 Toulouse : jeudi 5 juin – 18h30 – Place du Capitole

15 mai : Dans la Fonction publique comme au ministère de la culture, l’heure est à la mobilisation massive pour les salaires, les carrières et l’emploi

A peine arrivé à Matignon, Manuel Valls a clairement annoncé la couleur : la Fonction publique et et les agents publics sont une nouvelle fois dans la ligne de mire d’une gouvernement qui entend poursuivre dans la voie de l’austérité, en dépit du message électoral du 30 mars dernier signifiant un mécontentement général.

Le Premier ministre a confirmé le gel du point d’indice jusqu’en 2017 ; ce qui revient à amputer gravement le pouvoir d’achat des agents publics.

Il a également confirmé la décision du gouvernement d’imposer 50 milliards d’économies sur les dépenses publiques. Ce chiffre devrait se répartir de la façon suivante : 11 milliards pour les collectivités locales (principalement via la réforme territoriale) ; 10 milliards sur les dépenses de santé et 11 milliards pour la protection sociale (les prestations, familiales, les aides au logement et les retraites) ; 18 milliards pour l’Etat.

C’est à l’aune de ces mesures drastiques que se prépare le prochain budget triennal (2015, 2016, 2017). Et il y a fort à craindre que le ministère de la culture, qui vient pourtant de connaître deux années de baisses historiques (en 2013 : – 4,5% ; et en 2014 : – 2,2%), fasse encore plus douloureusement les frais de cette course aux coupes aveugles et destructrices.

De même, tout laisse à penser que pour trouver 18 milliards d’économies dans le budget de l’Etat, le gouvernement continue à supprimer des emplois et notamment au ministère de la culture,
pourtant déjà exsangue et atteint jusque dans ses missions fondamentales.

Au ministère de la culture, nous devons réagir ensemble. Nous devons nous opposer à cette politique du pire en nous mobilisant dans l’unité le 15 mai aux côtés de nos collègues de la Fonction publique.

Nous devons nous saisir du 15 mai pour créer le rapport de forces nécessaire à l’obtention du dégel du point d’indice, l’arrêt immédiat des suppressions d’emplois et la création d’emplois statutaires pour faire face aux besoins.

Nous devons également nous mobiliser pour contraindre la ministre de la
culture à respecter ses engagements en matière de rémunérations, de carrières et d’amélioration des conditions de travail.

Notre mobilisation doit permettre l’ouverture sans délai de négociations pour :

  • un meilleur déroulement des carrières dans chaque filière,
  • obtenir transparence, revalorisation et équité sur le régime indemnitaire,
  • une nette augmentation du nombre de promotions de grade et de corps,
  • la résorption de la précarité qui gangrène l’ensemble du ministère.

Le 15 mai, prenons rendez-vous avec la rue. Par la grève, dans les
manifestations unitaires, nous pouvons imposer d’autres choix au
gouvernement et à Aurélie Filippetti.

Paris, le 9 mai 2014