EN GREVE ! POUR LE RETRAIT DU PROJET DE « LOI TRAVAIL »

La contre-réforme du droit du travail, poursuivie par Myriam El Khomri en
continuité avec la plus récente législation et les politiques gouvernementales
françaises et européennes qui sont directement et indirectement régies par les comités d’administration du patronat et du capital transnational, n’est qu’un aspect de la crise de profitabilité du capital à échelle mondiale. Et la crise économique et financière devient de plus en plus sociale et conflictuelle, s’attaquant aux institutions de droit et aux résultats historiques des conquêtes démocratiques des travailleurs et des militants…

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Loi Travail : imposons le retrait ! Grève et manifestation nationale Mardi 14 juin !

La mobilisation contre la Loi dite Travail débutée en mars est loin de faiblir. Grèves, blocages économiques, manifestations, Nuit Debout, sont autant d’actions en cours partout en France pour dire non à ce projet de régression sociale. Les tentatives d’affaiblir la contestation sociale, que ce soit par la répression policière et judiciaire, par la désinformation tout comme le passage en force du gouvernement n’entament en rien notre détermination !

À la BnF, les journées de grève ont été bien suivies, notamment le 31 mars avec plus de 250 grévistes ! Mardi 14 juin doit être une journée encore plus intense, réunissant privé, public, chômeurs/euses et précaires dans la rue pour défendre nos droits et revendiquer un autre projet de société.

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Les demi-mesures, pas question ! Grève reconduite samedi 11 juin !

Après 4 samedis de grève réussis au mois de mai, collègues « vacataires » comme titulaires restent déterminé-e-s à obtenir satisfaction sur l’ensemble de leurs revendications. Qu’il s’agisse d’améliorer la situation sociale et professionnelle des plus précaires de l’établissement comme de lutter contre les sous-effectifs à la BnF, les baisses de budget ou la dégradation des conditions de travail….

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Pour une BnF mobilisée contre la Loi Travail et gagner sur nos revendications locales, organisons-nous !

  • Malgré quelques avancées, le compte n’y est toujours pas. Contre la précarité et les sous-effectifs à la BnF, maintenons la pression !
  • Loi Travail, casse sociale ! Mobilisons-nous à la BnF pour faire de la grande journée de grève et de manifestation du 14 juin une réussite !

Aujourd’hui le secteur privé, demain le secteur public ! Tous/tes ensemble exigeons le retrait du projet de loi et mobilisons-nous pour gagner de nouveaux droits !

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Manifestation « interrompue » du 4 juin 2016

Samedi 4 juin, une manifestation anti-fasciste en mémoire de Clément Méric, camarade de Solidaires Etudiants assassiné il y a trois ans par des fascistes, devait avoir lieu au départ de Stalingrad pour terminer à Ménilmontant. La préfecture avait imposé un parcours par les quais du canal Saint-Martin.

Alors que la manifestation arrivait sur le quai de Valmy, précisément à l’endroit où une voiture de police a été incendiée il y a près de trois semaines, la police a arrêté, attaqué et nassé le cortège. Plusieurs personnes ont été blessées par des tirs tendus de grenade, dans
ce qui ressemble à une vengeance policière. Dans les rues adjacentes, les camarades ayant réussi à échapper à la nasse, se faisaient insulter ou menacer par des policiers se prenant pour des cow-boys. Des centaines de personnes ont été encerclées pendant des heures et pour certaines embarquées au commissariat de la rue de l’Évangile avant d’être libérées
dans la soirée.

Nous n’avons pu manifester que sur le tiers du parcours initial et ne sommes jamais arrivé-es à destination. Pour autant, loin de nous intimider, cette énième provocation policière, ne fait que renforcer notre détermination à manifester et lutter contre les violences policières et le fascisme ! Nous serons présent-es lors du procès des assassins de notre camarade Clément, en soutien à sa famille, à ses ami-es et en sa mémoire.

Nous rappelons aussi que la lutte contre l’extrême-droite doit se faire au quotidien, dans les lieux de travail, auprès des chômeurs/ses et précaires, dans les quartiers populaires, par des initiatives culturelles et festives, par le soutien aux migrant-es, réfugié-es et travailleurs/ses « sans-papiers », par la mise en place d’alternatives autogérées, solidaires et égalitaires.

C’est seulement par un travail à la base, massif, que nous ferons reculer l’extrême-droite, qui ne sert que le capitalisme et l’autoritarisme. Ce combat contre l’extrême-droite est pour nous indissociable de notre combat syndical contre les régressions sociales comme le projet de loi dit « Travail » et pour étendre les droits des travailleurs et des travailleuses.

Paris, le 6 juin 2016.