Précaires, chômeur.euse.s, nous aussi dans la lutte

Fermer des lignes pour « sauver » la SNCF ? Fermer des hopitaux pour « sauver » l’hopital ? Fermer des classes pour « sauver » l’école ? Fermer des tribunaux pour « sauver » la justice ? Licencier des salarié.e.s pour « sauver » des entreprises ? Liquider Pôle Emploi pour « sauver » les chômeur.euse.s ?

JUSQU’OÙ IRONT-IL.LE.S ? Continuer la lecture de « Précaires, chômeur.euse.s, nous aussi dans la lutte »

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Racisme aux Beaux-Arts

Depuis juin 2017, les organisations syndicales SNAC-FSU et Sud-Culture n’ont cessé d’alerter la direction des Beaux-Arts, la direction d’Organet, Allo-Discrim, le Ministère, la Direction générale de la création artistique (DGCA) et Madame la Ministre. De nombreux témoignages accablants, dans un premier temps non nominatifs, puis signés, suivis de dépôts de plaintes auprès de la police, ont été portés à la connaissance des différentes structures citées précédemment.

Aujourd’hui, sept plaintes pour injures racistes avec harcèlement ont été déposées à la police, qui mène actuellement une enquête préliminaire. Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) a déposé plainte pour harcèlement moral à caractère aggravant de racisme auprès du procureur de la République. L’Inspection du travail de Paris a également ouvert une enquête.

Contrairement à l’assertion de l’avocat des Beaux-Arts [1] :
– Le CHSCT de l’école n’a jamais été en charge d’une enquête interne,
– La direction des Beaux-Arts a été destinataire des plaintes dès novembre 2017.

Contrairement à l’affirmation de la direction d’Organet [2], celle-ci a pu prendre connaissance des plaintes communiquées en décembre 2017.

À ce jour, malgré les alertes répétées des organisations syndicales et des étudiant-e-s des Beaux-Arts, la demande conservatoire de protection des personnels, faite dans le cadre des instances de l’établissement, n’a toujours pas été mise en place. En conséquence, les employé-e-s plaignant-e-s sont encore exposé-e-s aux pressions et intimidations, et ce, malgré la protection juridique à laquelle ils ou elles ont droit.

Nous demandons :
– que la direction des Beaux-Arts prenne enfin ses responsabilités en protégeant ces agents, suivant les préconisations de la chargée de mission du label « diversité et égalité »,
– que la direction d’Organet applique la demande de la direction des Beaux-Arts en déplaçant la personne mise en cause dans les plaintes,
– que la Charte sociale signée par les organisations syndicales au sujet des prestataires de service soit appliquée, particulièrement sur la non-ingérence des personnels vis-à-vis des prestataires,
– que la DGCA, mise au courant depuis décembre 2017, prenne toute disposition pour combattre ces exactions inacceptables dans une école de la République,
– que le message fort de la Ministre au sujet de l’égalité et de la diversité au sein des établissements sous tutelle du ministère soit non seulement respecté mais aussi intégralement appliqué.

Nous sommes reconnaissants du soutien et de l’engagement des étudiant-e-s dans cette lutte contre le racisme. Nous sommes déterminés à mener le combat jusqu’à disparition de cette idéologie haineuse au sein de notre établissement entaché par cette affaire scandaleuse.

[1] & [2] : 15 Mars 2018 – http://www.liberation.fr/france/2018/03/15/les-beaux-arts-secoues-par-une-affaire-de-racisme_1636267

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Dans l’action pour les droits des femmes le 8 mars !

Les luttes féministes ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Mais cette égalité est loin d’être effective. C’est pourquoi la journée du 8 mars ne se « fête » pas et n’est pas la « journée de la femme » mais bien celle de lutte pour les droits des femmes ! Le 8 mars est une journée internationale de convergence de toutes nos luttes, celles des femmes d’ici et d’ailleurs.

Les luttes féministes ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Mais cette égalité est loin d’être effective. C’est pourquoi la journée du 8 mars ne se « fête » pas et n’est pas la « journée de la femme » mais bien celle de lutte pour les droits des femmes ! Le 8 mars est une journée internationale de convergence de toutes nos luttes, celles des femmes d’ici et d’ailleurs.

Le 8 mars à 15h40, plusieurs centaines d’actions sont organisées partout en France. 15h40, c’est l’heure à laquelle les femmes arrêtent d’être payées chaque jour, sur la base d’une journée standard. En France, les femmes sont toujours payées 26% de moins que les hommes. L’an dernier, plus de 300 actions avaient eu lieu.

Les différentes actions et les revendications sont accessibles sur le site de la campagne et celui de Solidaires.

Depuis 20 ans, les chiffres ne bougent pas : 20% des femmes subissent ou ont subi des violences sur leur lieu de travail. Pourtant, 82% des employeurs n’ont toujours pas mis en place de mesures de prévention. Cela peut changer.

Vous avez vous-même été victime de sexisme, de harcèlement sexuel, d’agression ou de viol sur votre lieu de travail ? Ou bien vous en avez peut-être été témoin ? Avant le 8 mars, répondez à la grande enquête sur les violences au travail, afin de rendre visible cette réalité méconnue.

A Paris, un rendez-vous unitaire est prévu à 15h40 Place de la République avant un départ en cortège à 17h.

Les autres lieux de rendez-vous seront sur le site www.8mars15h40.fr

A l’appel de CNDF, CGT, FSU, Solidaires, Action Aid France Peuples Solidaires, Femmes Egalité, UNEF, Chiennes de garde, Encore féministes, Zeromacho, Réseau Féministe « Ruptures », Le Planning Familial, MNCP, ATTAC, femmes libres (radio libertaire), Marche Mondiale des femmes France, UNL, OLF…

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Quelles élections pour le futur CNECEA des ENSA ?

Compte-rendu de réunion au Ministère de la Culture : Groupe de travail administration centrale + Organisations Syndicales + directeurs des ENSA + enseignant-e-s membres du comité d’expert-e-s – 18 janvier 2018

Compte-rendu de réunion au Ministère de la Culture : Groupe de travail administration centrale + Organisations Syndicales + directeurs des ENSA + enseignant-e-s membres du comité d’expert-e-s – 18 janvier 2018

Pour SUD-Culture étaient présents Marianne Veillerot, Patrick Bottier, Nabil Beyhum et Xavier Malverti Pour la CGT étaient présents Dominique Dehais, Olivier Gahinet et Jac Fol, pour la CFDT, Guillemette MOREL-JOURNEL.

Autres présents à la réunion, les membres du Comité d’experts auprès du ministère, Claire Parin, présidente, Catherine Grout, Jean Lucien Bonillo, Nicolas Pauli, Francis Nordemann. Etaient également représentés les directeurs des ENSA avec Nathalie Mezureux (Ensa lyon) et François Andrieux (Ensa Lille)

L’objectif de cette séance présidée par Agnès Vince, directrice de l’architecture entourée de Christian-Lucien Martin et Philippe Grandvoinnet est d’approfondir la discussion sur les textes régissant le futur CNECEA, notamment celui relatif à son élection.

La question de la représentation des différents champs disciplinaires a été tranchée à travers le texte sur la composition du CNECEA, composition équilibrée entre les 6 champs qui devra également traduire la démographie du corps enseignant en affichant un objectif croissant de parité Hommes-Femmes. La question de la représentation territoriale est également affirmée pour que les listes, donc les élu-e-s reflètent bien la diversité géographique. Cette composition suscite l’adhésion générale.

En revanche c’est le processus de vote qui a généré une discussion longue et ouverte au sein du groupe de travail.
Sujet historiquement sensible dans les écoles !, les TPCAU ayant peur d’une approche trop fermée de la recherche et les autres champs disciplinaires craignant de d’être phagocytés par les TPCAU !

Pourquoi SUD Culture Solidaires n’est il pas en faveur d’un vote par discipline alors que nous sommes pour la représentativité de toutes les disciplines ?

Les élections à la CAP actuelle prouvent qu’un collège unique de votants a envoyé des représentants de toutes les disciplines. Il n’est donc nul besoin d’éparpiller les votes chacun dans son coin. Donc nul besoin de séparer les votes pour représenter les disciplines !

Par ailleurs, d’un point de vue démographique, le corps des enseignants titulaires (Professeurs et MA) est composé au total de 824 enseignants. 357 sont dans le champ TPCAU. Dans le collège des maîtres assistants, 313 enseignants sur 701 relèvent du champ TPCAU et 62 en SHSA. Les professeurs ATR sont seulement 5 sur toute la France.

Peut-on imaginer que des chiffres aussi faibles éclatés dans 12 collèges donnent lieu à un vote à la proportionnelle ?

Il est difficile d’imaginer construire une bonne proportionnelle sur de telles statistiques, car un vote enfermé sur les 6 sections disciplinaires ne serait plus proportionnel mais majoritaire !

La question de la pertinence des champs disciplinaires est aussi à interroger dans la mesure où dans certains champs des sous-définitions sont apparues comme en ATR ou STA, et même en VT (avec les paysagistes d’un côté, les géographes de l’autre, et les urbanistes de métier entre les 2 sans doute !). Les nouvelles disciplines sont quant à elles écartelées comme le numérique, généralement entre ATR et STA. Ces deux ordres de raisons laissent comprendre que ni l’objectif de proportionnalité des votes, ni la cohérence disciplinaire n’est vraiment garantie dans une élection par champs disciplinaires.

NON à une segmentation des élections fragmentant et affaiblissant le corps enseignant des ENSA dans un apartheid disciplinaire.

Un autre ordre de réflexion doit aussi être abordé.
Quel objectif veut avoir la réforme ?
Il s’agit d’insérer la recherche dans l’architecture et l’architecture dans la recherche.
Cela suppose d’élargir véritablement la pratique de la recherche et non de la cantonner dans des laboratoires fermés, bunkérisés, dans une posture d’exclusion des praticiens.
Quel type de recherche, quelle pratique ?
La seule solution est d’être transdisciplinaire et non de se figer sur une fétichisation de l’académisme, de ce qu’il y a de pire dans les pratiques universitaires enfermées dans leur discipline.
L’architecture doit se constituer d’emblée comme une discipline dans un sens large incluant des approches diverses, des points de vue concurrents et des méthodes d’intervention sur le réel multiples.

L’inventivité, l’innovation, le renouvellement ont un prix, c’est celui de l’inscription de la recherche dans la pratique professionnelle et non pas leur séparation.

Oui à une recherche en architecture, oui à une architecture inventive et toujours renouvelée, non à une fétichisation de l’académisme.

Parallèlement, le groupe de travail a pointé dans le texte « Arrêté relatif à la composition, à l’organisation et au fonctionnement du CNECEA des ENSA » les éléments d’organisation et de missions du CNECEA qui doivent être clarifiés : rôle de veille et de conseil, règles de quorum, mode de désignation de son président, élaboration et publicité des critères de qualification, articulation avec les comités de sélection locaux….

Affaires à suivre

Les 2 décrets de réforme des ENSA devraient être soumis prochainement en février à la signature interministérielle. Le texte relatif à l’élection des membres titulaires et suppléants du Conseil National des Enseignants-chercheurs des ENSA devrait être porté en comité technique ministériel en mars pour permettre un scrutin en mai-juin 2018. D’autres réunions sont prévues pour la finalisation des textes, notamment la question des critères de qualification.

SUD Culture Solidaires – 18 janvier 2018

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Bienvenue chez les Magasinier.e.s : Moins d’effectif, plus de précarité !

À ces pertes sèches s’est ajoutée récemment la fin brutale de plusieurs contrats de « vacataires » de service public en décembre 2017, parfois sans qu’aucune information préalable de la part de la hiérarchie n’ait été fournie.

Recruté.e.s sur des besoins occasionnels de quelques mois, ces agent-e-s remplaçaient en fait bien souvent des « vacataires » sur besoins permanents qui ont quitté la BnF courant 2017 et que la direction de la BnF a décidé de ne plus remplacer, soi-disant pour « résorber l’emploi précaire », alors qu’il est irrégulier de remplacer des contrats sur besoins permanents par des contrats courts. La section SUD Culture de la BnF, qui est intervenue auprès de la direction au sujet de cette situation, a été informée que sur la trentaine d’agent-e-s concernée par ces fins de contrats, la plupart d’entre eux et elles a finalement été prolongée de quelques mois, ce qui ne règle que temporairement leur situation. Cinq agent-e-s ont toutefois dû quitter la BnF sans qu’aucune prolongation ne leur soit proposée.

Pourtant, dans le même temps, les services font face à des difficultés d’organisation interne notamment liées au non remplacement des « vacataires » sur besoin permanent et plus globalement au sous-effectif, sans que pour autant la précarité au sein de notre établissement soit concrètement résorbée. Car remplacer des « vacataires » en CDI par des ultra-précaires sur des contrats de quelques mois en jonglant avec les personnes pour boucher les trous, c’est en réalité créer plus de précarité, tout en supprimant de fait la nomenclature des emplois.

DES RÉORGANISATIONS DONT LE POIDS PÈSE SUR L’ENSEMBLE DES ÉQUIPES DE MAGASINAGE !

Tous ces postes supprimés entraînent une dégradation de l’organisation du service public et des conditions de travail, renforcée par une politique (non officielle) d’économie de bouts de chandelles consistant à remplacer deux « vacataires » par un.e titulaire. Ce calcul ne prend pas en compte la réalité des besoins des services, notamment pour le travail des samedis que seul-e-s les « vacataires » assurent en continu. Il va sans dire qu’un-e magasinier.ère titulaire travaillant jusqu’à 10 samedis par an ne pourra jamais remplacer deux « vacataires » qui en effectuent au bas mot 4 à 5 fois plus ! En embuscade de cette suppression de postes de « vacataires » se cache donc potentiellement le projet de la direction de faire travailler les titulaires plus de 10 samedis annuels, ce qui n’est pour l’instant pas prévu au règlement intérieur et ce à quoi la section SUD Culture de la BnF s’oppose catégoriquement !

En attendant, la situation a par exemple conduit le département Littérature et Arts à réduire le nombre d’agent.e.s en poste les samedis. Ainsi, les agent-e-s se retrouvent posté.e.s seul.e.s sur des plages horaires très chargées, en arrière-banque de salle et en magasins, là où ils et elles étaient deux auparavant. Cet accroissement de la charge de travail concerne aussi le rangement des salles du rez-de-jardin, dorénavant dévolu à deux seul.es agent.es pour l’ensemble des salles W, V, U et T ! Les communications différées pour le lundi ne seront plus prises en charge à l’avance le samedi, ce qui ne fait que reporter la charge de travail sur les équipes du lundi.

Au service Histoire du département Philosophie, Histoire et Sciences sociales, la situation est également loin d’être satisfaisante, puisque la nouvelle réorganisation du Service Public, pensée notamment pour dégager plus de temps en tâches internes pour les magasiniers titulaires, les renvoie pour l’instant à toujours plus d’heures de SP : jusqu’à 6h de plus effectuées contrairement à la semaine optimale annoncée ! Et la réorganisation annoncée du service public à PHS va se traduire par les mêmes problèmes dans tout le département.
La situation est la même au DEP ou à l’Audiovisuel.

Sur l’ensemble du site Tolbiac l’ouverture à effectifs réduits en semaine et les samedis pose donc de gros soucis d’organisation et fait courir le risque d’une réduction des services offerts au public (à la moindre absence : probabilité de fermeture de magasins, réduction des horaires pour effectuer des photocopies, retards dans les communications, sans parler du travail interne mis en berne…), ce qui ne fait que dégrader les missions de service public de notre établissement.

UNE AUGMENTATION DE LA SOUFFRANCE AU TRAVAIL ET UNE SITUATION CONTRADICTOIRE AVEC L’AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL OBTENUE GRACE A LA MOBILISATION DE 2016 !

Les réorganisations incessantes et toujours plus incohérentes du travail à la BnF induisent pour les agent.e.s des risques accrus d’accidents du travail, de développement de troubles musculo-squelettiques et psychologiques mais aussi une multiplication des arrêts maladie, parfois symptomatiques d’un mal être au travail. Ces réorganisations sont en pleine contradiction avec les recommandations de la médecine du travail, visant à réduire le travail isolé, en local aveugle et/ou insalubre, et le port de charges prolongé.

Elles sont également en contradiction totale avec les préconisations du groupe de travail sur les conditions de travail dans notre établissement, auxquels participent les organisations syndicales au titre de l’application du protocole de fin de grève du 15 juillet 2016 et pour lesquels la direction s’était engagée à prendre en compte l’avis du personnel.

Face à cette situation inacceptable, la section BnF de SUD Culture exige :

• un appel immédiat de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasinier.e.s

• une CDIsation des vacataires précaires sur prétendus besoins occasionnels, en remplaçant les départs des « vacataires » sur besoins permanents, car si la direction souhaite lutter contre la précarité, elle doit stabiliser l’ensemble des précaires plutôt que de créer de l’ultra précarité et embaucher plein de contrats courts

• l’organisation rapide d’un nouveau recrutement de magasinier.e.s à la hauteur des besoins de la BnF, avec la création d’un véritable volet interne afin de titulariser les « vacataires » qui le souhaitent

• une vraie amélioration des conditions de travail

• un arrêt de la coupe des budgets de l’État et la fin des politiques budgétaires nocives au fonctionnement des services publics

Notre organisation syndicale souhaite en finir avec les problèmes engendrés par le sous-effectif et nous pensons que seule une mobilisation collective fera bouger les lignes. Une Assemblée générale sur ces questions est donc envisagée.

Pour en finir avec le sous-effectif et la précarité,

Prenons les choses en main !

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